Le temps d'un tour

Le temps d'un tour

dimanche 8 décembre 2013

La magie de la route Sourire


Hola à todos! Après trois semaines de pistes, nous voici de retour à la civilisation, enfin! La route fut riche en paysages, en rencontres de toutes sortes, et en émotions...C''est déjà avec nostalgie qu'on se repasse les photos et qu'on vous a concocté une petite sélection de nos dernières aventures.
En première partie: ce que nous avons nommé la "route Sourire", puisque depuis la frontière entre la Bolivie et le Chili, nous nous dirigeons vers notre premier Salar (désolés pour ceux qui se sont demandés ce que c'était, on n'a pas pris le temps de vous expliquer, un "salar" est une grande étendue de sel, ce qui reste d'un ancien lac salé. Cette étendue peut considérablement varier de taille et son sol peut être très dur, comme assez mou...). Donc nous disions, ah oui, la route tire son nom de son attraction principale, le Salar Surire. Et elle porte bien son nom, on peut vous le dire!
Le long du chemin, nous rencontrons des Vicunas (ou "vigognes" en français, sortes de biches proche du Llama, qui font tous partie de la grande famille des camélidés), des Llamas et Alpacas évidemment, des volcans aux cônes parfaits, des termes à plus de 60 degrés, un français qu'on recroisera plus tard, un polonais complètement foufou, des carabinieros chiliens fort accueillants, des nuits glaciales et si belles, un soleil de plomb, et pas mal de poussière. Quand on y repense, c'est encore les étoiles plein les yeux...





Bon, pour commencer, un peu de zèle... depuis la frontière Tambo Quemado, pour sortir de la Bolivie et accéder au Chili, on n'a pas le droit de transiter de la nourriture qui ressemble à des fruits ou des légumes. Et comme Aline ne peut imaginer passer plus de deux jours sans ces précieuses denrées, on demande au chauffeur du bus (que l'on a pris à La Paz, vous vous souvenez?) de nous laisser au prochain village chilien, espérant pouvoir acheter de quoi se sustenter pendant 6 jours. Manque de bol, le village ressemble à un de ces villages désolés dans les BD de Lucky Luke. Donc il nous faut aller jusqu'à la prochaine ville chilienne, Putre. Même si ça a tendance à descendre, on se prend le vent de face et il nous faut une bonne après-midi pour y arriver. Le lendemain, on se tape la montée, et évidemment, le vent a tourné... on décide de ne pas trop s’attarder sur ce détail, qui pourrait nous irriter, mais plutôt sur le paysage, qui vaut le détour (et là, l'expression prend tout son sens).

Première rencontre avec les vigognes le long de la route entre Putre et Tambo Quemado, à l'aller ou au retour? En arrière plan, le volcan Sajama.

Cédric doit pratiquement se battre pour que ce coquin n'avale pas tout notre pain des prochains jours, pas gêné l'autre!
Les volcans Sajama et Parinacotta à cheval entre la Bolivie et le Chili. On est encore tout proches de la route, mais déjà on sent que la nature va nous envahir.

Le couché de soleil sur les sommets volcaniques annonce une soirée bien froide. On est à 4576 mètres.
 


En légère activité.
Le vent souffle propre en ordre, faut donc se trouver de quoi limiter les ondulations de notre tente.











La route est bonne, on prend le temps pour des photos à deux (ah, vive le nouveau trépied de Cédric).


On transite sur une route parcourue par les camions de l'entreprise Borax, qui exploite une partie du Salar de Surire et s'affaire à extraire du borax, ce minéral blanc qui nous éblouira toute la journée. Bon, on est dans le Parc National de Lauca, mais cette activité est considérée comme normale par ici.
A votre droite le Salar de Surire, à votre gauche, le Salar de Surire.
Souriez les copains, au lieu de nous montrer votre cul!

Sur les bords du Salar, vicunas et flamingos se nourrissent et s'abreuvent.







Il nous faut contourner tout le Salar pour atteindre les termes de Polloquere, que l'on devine difficilement au loin. La piste se détériore, c'est l'occasion de réaliser comment nos vélos évoluent dans le sable.
Enfin les termes, arrivés droit pour le couché du soleil. En chemin on a fait la rencontre de Tommy, le français qui voyage à vélo depuis l'Alaska, et Piotre, le polonais, qui s'est bel et bien arrêté chez les carabinieros au nord du Salar, mais qui n'a pas profité de se charger en eau, on ne sait pas trop pourquoi. Il n'a pas suffisamment de nourriture non-plus, et il nous raconte qu'une fois il a bu l'eau des termes et qu'il s'est vu obligé de poser sa tente après deux heures, pris d'une fatigue soudaine... bref, Piotre il est sympa mais un peu foufou! Il avance très lentement, alors à chaque fois qu'on quittera un lieu, il arrivera, comme par magie! En passant, les carabinieros sont accueillants, parce qu'on est arrivés pour prendre de l'eau à l'heure de leur repas, qu'ils nous ont invités à partager avec eux.


On s'est baignés de nuit, le corps se laissant enfoncer dans la boue, les vapeurs d'eau et de souffre nous faisant tourner la tête, sous un ciel plus étoilé que dans nos rêves les plus fous. Franchement, un moment inoubliable. Le lendemain matin, notre tente et nos bicis sont  recouvertes d'une couche de sel givré, attestant de températures bien en-dessous de zéro.



On quitte les termes assez tard dans la matinée...le temps que tout sèche et d'une trempette des pieds.




Salar, volcans, termes.





On dirait pas, mais ça grimpe et on sent l'altitude.

Les traces ne sont plus très droites...

Les quelques villages le long du chemin sont quasi tous abandonnés.
Une tite baignade dans les termes de...? Oui merci!
On repasse la frontière et hop ne revoilà en Bolivie, direction le Salar de Coipasa. La piste pour y aller est assez pourrie.

L'entrée colorée au Salar de Coipasa.


Premiers coups de pédale sur le sol de sel: pas si facile sur ce Salar, c'est relativement mou par endroits. Donc pour ce premier jour, on restera sur les traces des 4x4, comme de bons suisses.
On n'est qu'au début du Salar, mais l'impression de grandeur est déjà bien présente.
Et le couché du soleil nous laisse rêveurs.

Ça fait bizarre de marcher sur ces hexagones de sel.


Pour quitter le Salar et rejoindre le village de Llica, on se tape une piste archi pourrie, l'occasion de se tester au poussage dans le sable...
 A Llica, petite ville de 1000 habitants située entre deux  salars boliviens au milieu du désert, on se trouve un hostal convenable où on profite de laver nos vélos plein de sel, de faire une lessive des habits importants et surtout, surtout, de faire le plein de nourriture. En effet, on décide de se lancer sur la fameuse "route des lagunes", qui fait trembler plus d'un cyclo. Il nous faut donc préparer de la nourriture pour 12 jours d'autonomie.

























3 commentaires:

  1. Bien joué : superbes photos, dont quelques-unes potentiellement mythiques !

    A part ça, l'éloignement de la civilisation semble avoir joué un rôle dans les thermes hortograffique de la rédactrice.

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    1. Ahh on reconnaît bien le journaliste😀merci papa! Pr ma défense, ici c est écri partout "termas"...

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  2. Hello vous deux!
    J'adore découvrir vos photos et vos commentaires! D'autant plus lorsque le brouillard d'ici nous glace et nous fatigue! Du coup, je pars dans le rêve d'horizons lointains, ensoleillés et infinis…et c'est bon pour le moral et la créativité! Vous avez l'air en forme et très heureux. Vous faîtes plaisir quoi!
    Plein de becs à vous deux et un tout spécial à Cédric pour son anni!
    Catherine

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