Bon, quelques infos supplémentaires concernant le plus grand salar que nous avons rencontré: le salar de Uyuni, qui peut quand même se targuer d'être le plus vaste désert de sel au monde. Il s'est formé il y a quelques 10'000 ans, lorsque le lac Minchin, un lac préhistorique géant s'est asséché. Il se situe sur l'altiplano bolivien à une altitude de 3700 m et s'étend sur une superficie de 10'582 km2 (150 km sur 100 km). Pour le traverser à vélo, il est donc recommandé d'emporter une carte et une boussole (ou de se la jouer plus technologique et de posséder un gps... Pour notre part, on se contente des instruments de navigation terrestre simples, ça marche tout aussi bien, si si...). Pour la petite histoire et ne pas mourir bête, il faut savoir que le salar est composé de toute une panoplie de minéraux, à savoir sels de bore, chlorures, carbonates et sulfates de sodium, potassium, magnésium et surtout lithium. Selon des estimations, le salar d'Uyuni contient 5,5 millions de tonnes de lithium exploitables sur les onze millions de tonnes que compte la planète. Est-ce qu'on doit vraiment vous rappeler que le lithium est le composant essentiel de nos batteries électriques et autres outils technologiques dont nous raffolons tous? ... Cet immense désert de sel est donc forcément le centre d'attentions de plusieurs multinationales et du gouvernement bolivien. Bon, on devine assez facilement qui a plus de connaissances quant aux manières d'exploiter du lithium....
Et c'est tout excités que nous profitons de notre passage à Llica, village bordant le salar sur son coté ouest, pour effectuer un grand nombre d'achat de nourriture. En effet, selon les informations que nous avons pu trouver, Llica est le dernier endroit ou nous pouvons encore trouver de tout et surtout des fruits et légumes pour les 12 prochains jours. Nous faisons donc le plein de carrottes (2kg), d'oignons (1kg), de tomates (2kg), tout de même quelques pommes et mangues (2kg) ainsi que des biscuits en tout genre et de l'avoine pour nos précieux petit déjeuner (et oui!). Nous savons que nous pourrons encore trouver des pâtes, du lait en poudre et diverses soupe à San Juan, donc nous décidons d'éviter de ne nous charger de manière inutile pour ces quelques 220 km nous séparant du prochain et dernier village, lieu du vrai départ pour les lagunes qui suivront plus tard.
On ne risque donc pas de mourir de faim, du moins durant les premiers jours, et c'est excités comme un panier de souris que nous nous engageons dans la traversée du salar de Uyuni.
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| Le tout est de caser cela dans les sacoches. Cédric prend des photos tellement il est content de voir tant de nourriture. |
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| C'est parti. Selon les indications de nos cartes et de notre boussole, il faut qu'on vise un petit point au loin direction sud-est et on devrait arriver sur l’île Incahuasi. |
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| Ben finalement, on arrivera sur l’Île de Pescadore... |
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| Le vent se lève et nous trouverons refuge sur l’île pour poser notre tente, pensant être quelques kils avant Incahuasi. Ha oui, pour la petite anecdote, à Llica nous avons pris notre temps et sommes parti vers midi, sous les conseils avisés d'un local qui nous a dit que le vent nous pousserait dans le dos dans l'après-midi et que l'on avancerait "muy rapido". En faite, rien du tout, on s'est prit le vent de face pendant presque tout le parcours et ce fichu vent a effectivement tourné, mais en toute fin de journée, lorsque l'on s'est décidé à poser la tente. Superrrrr. |
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| Au réveil sur l’île Pescadore. On aperçoit pas trop loin une autre île et on se dit que ce qu'on distingue, ça doit bel et bien être Incahuasi, que nous devons rejoindre pour nous ravitailler en eau. |
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| La voilà cette fameuse île Incahuasi, avec ses cactus. Finalement on n'était pas si loin, 23 km à vol d'oiseau. La surface de ce salar est bien plus dure que celle du précédent, du coup, on peut aller tout droit par où on veut, pas besoin de suivre absolument un route de 4x4 ou de bus. |
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| Pause de midi au milieu de l'étendue de sel. On doit dire qu'on trouve plus impressionnant de s'arrêter sur le salar que d'y pédaler. Hexagone après hexagone, le paysage a tendance à s'avérer un poil monotone. |
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| Alors on prends le temps de s'amuser... et de jouer avec les illusions que procure ce décor. |
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| On vous rassure on a tout de même bien rigolé et avons profité de ne pas avoir besoin de se concentrer sur le pédalage pour des discussions de tout, de rien, de projets et aussi un peu de vous. |
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| ce qui est sûr, c'est qu'on y va... |
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| C'est gentiment la fin du salar... après 130 km. tout droit. Enfin c'est ce qu'on croit, mais on a forcement dû dévier un peu de notre trajectoire. |
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| Ce soir là, lors de notre sortie du désert. Nous rencontrons Mathieu, un autre cyclo voyageant autour du monde. Comme lors de chaque nouvelle rencontre, nous nous demandons ce que cette nouvelle personnalité va nous apporter... |
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| Bein Mathieu nous apportera son porte bagage avant! En effet Aline, se disant que si Cédric passe si vite dans cette descente, c'est que ça passe. Malheureuse, grossière erreur!, Après la série de bosse bien gérée, au fond de la descente, il y a plein de sable et la roue d'Aline ne manque évidemment pas de se planter dedans. Et là, c'est la chute. Ou plutôt un magnifique soleil... L’arrière du vélo se lèvera et finira sur Aline, déjà étalée comme une vieille crêpe au sol! Heureusement, plus de peur que de mal. Elle s'en sort avec quelques égratignures superficielles (c'est bon Maman, t'affole pas, cette fois y'a pas de sang partout ni d'appareil dentaire à remettre, hum...). La situation aurait pu être beaucoup moins drôle et ce n'est finalement que le porte bagage avant du vélo qui s'est rompu comme une baguette de bois. Mathieu, ayant décidé de s'alléger dernièrement, ne voyage plus qu'avec des sacoches arrières et c'est gracieusement qu'il offre son porte bagage avant à Aline. Merci Mathieu, et on se réjouit de te revoir en Vendée pour te ramener ton tubus avant! |
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| Les derniers efforts avant San Juan, se feront contre un vent à décorner les bœufs. |
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| A San Juan, nous trouverons un hôtel de sel pour la veille de l'anniversaire à Cédric et boirons un peu de rouge pour fêter ça, il vrai, de manière un peu plus calme que les années précédentes. |
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| Voici une manière un peu différente de dormir sur le sel du salar! |
Buenos dias!
RépondreSupprimerTrès sympa votre blog, je lirai avec plaisir le prochain article sur votre traversée des lagunes.
Comme promis, des news sur les événements qui ont suivi notre rencontre... VICTOIRE ! Je suis bel et bien arrivé à l'hotel del desierto le jour même, vers 19h. Une superbe rencontre m'est en plus tombée dessus dès mon entrée dans le hall : un couple de Français géniaux qui m'ont invité à dormir dans leur chambre. Douche, dîner au resto de l'hotel, et lit. Un réconfort largement à la hauteur des efforts !
J'espère que votre voyage se poursuit comme avec des roulettes !
Damien de Ride the Flavour, le Français que vous avez rencontré 10km avant l'arbol de piedra.
Hola Damien,
SupprimerChapeau pour être arrivé à l’hôtel Desierto avant la nuit. Comme quoi, ça vaut la peine de se dépasser un peu...et les bonnes choses viennent tous seules. Je pense que ça doit être déjà assez loin derrière à l'heure qu'il est et que tu as fais un bon bout de chemin vers le nord. Bonne suite à toi et bonne année 2014.
Cédric et Aline