Le temps d'un tour

Le temps d'un tour

lundi 19 mai 2014

Cambodge septentrional et Angkor Angkor Angkor des temples

Arrivés au Cambodge, il y a maintenant plus d'un mois, nous avons parcouru le pays par le nord en 5 jours pour rejoindre la ville de Siem Reap et les temples d'Angkor Wat. 

Sur notre route, nous avons découvert un pays très pauvre: pour la plupart des paysans, qui vivent non-loin de leurs champs. Ici, pas de motoculteur, mais des boeufs. Pas de réfrigérateurs ni de shakes mais des camions qui livrent des blocs de glace pour rafraîchir les canettes qui n'attendent que ça dans leurs glacières rouges au bord de la route. Pas d'électricité ni de musique, mais des gens qui nous sourient un peu partout. Les Khmers sont très accueillants et nous touchent énormément, par leur simplicité et leur richesse de coeur. Comme si l'histoire de ce pays les avait rendus encore plus forts. Le Cambodge ayant vécu l'un des pires génocide de l'humanité, le pays se reconstruit peu à peu. Les traces des Khmers Rouges et des atrocités de leur Kampuchea sont toujours visibles: il ne faut pas sortir des routes car nombreux sont encore les endroits parsemés de mines anti-personnel et nous croisons quotidiennement des personnes mutilées. Un bras, une jambe, parfois les deux, parfois plus. Et les vieux habits militaires qui avaient servi à l'époque sont encore mis au quotidien, faut bien s'habiller quoi!

Notre itinéraire ne figurant pas dans les catalogues des agences de voyage (au contraire d'Angkor par exemple), nous entrons au Cambodge par la petite porte et cela nous ravit. A travers la campagne Cambodgienne, nous avons l'occasion de découvrir des temples angkoriens reculés, où le temps semble s'être arrêté. On se ballade entre les ruines et les lianes, on suspend nos hamacs entre deux arbres et on écoute le bruit que faisait le Naga Vasuki (un serpent hindou), tiré par les Dieux d'un côté et les démons de l'autre, afin d'extraire l'élixir d'immortalité de l'océan de lait. 

Mais passer au Cambodge sans visiter Angkor Wat c'est comme aller à Rome sans visiter le Colisée. C'est pas possible. Parce que ça en vaut la peine. Bon, pas pour les hordes de Jap et de Coréens avec leurs appareils photos plus lourds que le Colisée, mais pour la grandeur et la beauté du lieu, pour découvrir la folie de certains rois Khmers, la minutie de tout un peuple agenouillé pour leur Roi-Dieu, et découvrir davantage le bouddhisme et l'hindouisme... 

Voici quelques extraits.

Arrivée au Cambodge pour le couché du soleil.


Pour rejoindre l'itinéraire souhaité, il nous faut traverser le Mékong. Ca tombe bien, on n'est pas seuls.

Tout y passe: autos, motos, piétons le tout chargé de provisions et d'achats de la ville de Stung Traeng.

Au bord de la route, nous croisons une fine équipe de moines entassés dans un Van. Les rôles s'inversent le temps d'un instant et c'est eux qui, ravis de nous rencontrer, nous demandent de poser pour la photo souvenir. Ces moments partagés nous faut chaud au coeur et c'est plein d'enthousiasme que nous reprenons la route.

Il fait toujours plus chaud et les poses sont toujours aussi fréquentes. Dès que nous trouvons un abri à l'ombre, nous profitons de savourer nos fruits achetés sur la route et faisons une petite sieste en attendant que le soleil se calme un peu.

Notre route nous mènera au temple de Preah Vihear, perché sur les montagnes à la frontière avec la Thaïlande. De là, nous jouissons d'une vue imprenable sur les plaines du Cambodge.


Le temple de Preah Vihear




Les temples de Koh Ker

Ici pas de frigo, tout marche à la glace! Et quand tu arrives pour acheter quelque chose à boire, tu espères que le marchand de glace est déjà passé pour avoir une boisson froide.


Trad svp?





Ici les motos transportent sans problème plus que leur propre poids.


Dans le nord du Cambodge particulièrement, il y a encore beaucoup de champs minés et il arrive encore que les gens trouvent des mines dans leur jardin. Heureusement, ceci devient de plus en plus rare, grâce, notamment aux NGOs qui sont sur le terrain. Elles doivent détenir une licence spéciale pour déminer, car il faut suivre un protocole stricte et porter une tenue spéciale. Actuellement, on explose une mine lorsqu'on l'a repérée. Si vous êtes intéressés, allez jeter un coup d'oeil sur le site d'une ONG tenue par un ancien soldat (jeune, il déposait des mines dans les champs pour les Khmer Rouges), qui a consacré une bonne partie de sa vie à détecter et déminer les mines qu'il avait dû déposer. Il a créé un musée très instructif et surtout, une école pour des enfants mutilés ou provenant de milieux défavorisés. Voici le lien: http://www.cambodialandminemuseum.org



Barber shop

Les incroyables fresque de Angkor Wat, qui racontent les batailles du roi Suryavarman II.

Voici les Apsara, des nymphes dans le religion hindoue. Elles naissent d'ailleurs pendant que les dieux et les démons tirent sur le fameux serpent lors du "barattage" de l'océan de lait, vous vous souvenez? Pour produire l’élixir d'immortalité... 

Une harmonie parfaite entre les temples et la nature qui reprend ses droits.

La liane balançoire.



Une petite glace avant d'aller au cirque. En effet, A Siem Reap, nous sommes allé au cirque! Ici, ni otaries, ni éléphants et pas un seul clown. Mais honnêtement, le Knie peut aller se recoucher! Une représentation qui nous a coupé le souffle, réalisée par l'école de cirque de Battambang. C'est un projet d'une ONG dont le but est de venir en aide aux jeunes de la rue, en leur permettant non-seulement de se développer sur le plan scolaire, grâce à une école, mais surtout, à acquérir des compétences sportives, artistiques et culturelles afin de devenir des professionnels. Et ça marche! Le spectacle offert est tout simplement exceptionnel, tant au niveau des acrobaties réalisées que du côté théâtral. Sur les visages des artistes on pouvait ressentir un total épanouissement dans leur activité, et la  fierté de s'être réalisé, d'être quelqu'un. On pense passer par Battambang, notamment pour visiter l'école de cirque, et probablement qu'on va retourner voir un de leur spectacle tant on a adoré. 


Un extrait du spectacle ci-dessous (pas le meilleur malheureusement):







Tat Prohm, le temple où la nature reprend le dessus. On a adoré (surtout Cédric) et on y est même retourné une deuxième fois.

Un nouveau copain qui aimerait prendre place sur le porte bagage d'Aline.

Visite des temples d'Angkor avec Marie-Pierre, une canadienne qui voyage aussi à vélo. 


Le fameux temple Angkor Wat, le plus beau, le grand, le plus visité, mais pas celui que nous avons préféré.


Le temple d' Angkor Wat au soleil levant, pour terminer nos trois jours de visites.

Nous quittons désormais le Cambodge pour nous rendre 3 semaines aux Philippines. Au programme: retrouver Vincent, faire du surf, faire de la plongée et tout simplement découvrir un nouveau pays, sans vélos cette fois ci.

dimanche 18 mai 2014

La vie est belle entre les Bolavens et les 4000 îles...

Et voilà, nous voici au Cambodge depuis quelques jours et c'est le moment de se remémorer et vous narrer la deuxième partie de notre voyage à travers le Laos. Euh... non, c'est plutôt ça: nous voilà de retour des Philippines et qu'une seule chose à dire,le temps passe très très très vite...donc avec quelques semaines de retard, voici enfin la suite de nos aventures laotiennes!

Avant cela, on vous fait notre mea culpa. A force de vous avoir raconté en long et en large nos problèmes de jante arrière, on en a oublié le dénouement... En arrivant à Ventiane, de méchants couik couik semblaient indiquer qu'une intervention s'imposait. Enfin, Cédric se décide à changer de roue et accepte d'abandonner sa jante! Le matériel rencontré donnant satisfaction, nous montons néanmoins la nouvelle roue sur le vélo d'Aline, pour assurer le coup, et partons sereins dans les campagnes laotiennes.

Comme annoncé précédemment, nous profitons de trajets en bus pour nous amener rapidement (ou presque), là ou il nous semble plus intéressant de nous balader à vélo.  Nous ferons 350 kms de bus en 8h, ce qui finalement ne s'avère pas si rapide que cela pour rejoindre Paksé. Mais c'est assez pittoresque. De là, nous partons faire une belle balade de 5 jours sur le plateau des Bolavens où nous profitons des plus belles cascades du Laos, de succulents café dont la région est productrice et encore une fois des Sabaidee tout sourire des enfants des villages traversés. Afin de terminer cette charmante boucle et rejoindre l'axe principal du Laos le long du Mekong, nous optons pour une piste de 100 km praticable qu'en saison sèche. Nous traversons plusieurs rivières, suons à grosse route et découvrons une vie réellement hors des sentiers battus. On a adoré.

Afin de nous reposer quelques peu, nous finissons notre périple laotien aux 4000 îles, profitons d'aller apercevoir les dauphins du Mekong en Kayak et nous mettons en forme pour partir découvrir le Cambodge...



Le plateau des Bolaven est surprenant et aime laisser, au détour d'un chemin, le voyageur interdit et rêveur... 
L'industrie locale de forge.

Comme il fait pas chaud du tout (35-40 degrés), vas y que je te mette une petite veste et un bonnet...

Ça a le mérite d'être clair.





Couleur...café, que j'aime ta couleur...

Pause lao coffee.

Sur la route des cascades.

Magnifique coup d'oeil. Si beau que Cédric a jugé génial d'y repasser une deuxième fois (une manière détournée pour dire qu'on s'est trompés de chemin!)


Cette fois nous sommes à l'abri avant que la pluie n'arrive et quand il pleut, c'est pas juste deux trois gouttes. Et non, nous ne sommes pas reparti sous ce déluge en slip, comme ce petit garçon.


Et nous voilà au pied du plateau des Bolaven!
Idem qu'en Thaïlande.


On aime se promener dans les plantations de café juste pour la ballade.

Ha le fameux épisode, du marchand de meuble itinérant. Alors que nous nous dirigeons vers la rivière pour la traverser, nous sommes aux premières loges pour observer un spectacle très comique: le conducteur, très confiant, se lance à travers les pierres et évidemment, coince ses roues au milieu de la rivière. Heureusement que les habitants du coin, paysans, curieux et enfants, tentent de le ressortir avec leur motoculteur. L’exercice aura abouti, non sans efforts, et il franchira l'obstacle en échange de quelques billets, ouf! Mais lorsque nous le croisons à nouveau en sens inverse, en direction de la même rivière, on se dira qu'il est quand même un peu con celui-ci! Ou alors que son business est particulièrement lucratif (doute).

La famille papillon au grand complet.

La 4ème et dernière rivière que nous franchissons ce jour-là

On nous avait informé que sur la fin de la piste, un monsieur tenait une guesthouse et possédait un éléphant reconverti à la balade des touristes. Ok on tente!  Expérience très sympathique: jamais on n'aurait pensé pouvoir se câler sur le coup même d'un animal... et on a bien ri quand il a fallut le laver, vu l'état de l'eau! Baignade assurée pour tous.

On croit qu'il s'en mord encore la trompe de s’être fait un jour capturer et aimerait certainement vivre paisiblement dans la nature auprès des siens (ou ce qu'il en reste). Tristesse.


Mais son maître est sympa ( et a compris que le tourisme rapporte plus que transport de bois).
Arrêt repas typique en bord de route (ça piiiiiique!)


Embarquement pour les 4000 îles au soleil couchant.


C'est charmant et relax, cette île. On pédalote en se laissant aller entre les champs de nénuphars et les chants des oiseaux en fin de journée...


Et...on est toujours amoureux...


Nous sommes en plein Lao new year et c'est aussi la fête de l'eau. Sur nos vélos, nous sommes des cibles idéales et les enfants s'en donnent à cœur joie en nous voyant passer. Et vu la température, c'est loin d’être une punition.
Balade organisée en kayak, c’était une expérience... On regrette juste de ne pas avoir passé plus de temps pour voir les dauphins.



La famille Home de la guesthouse où nous avons séjourné...

nous invite à passer le Lao new year avec eux.

On ne peut pas refuser (même si on a déjà mangé ce soir là!). On pense à notre Nouvel An avec notre chien sous la pluie et on est bien contents de le fêter avec une famille celui-là! Merci!

Et ça roule le premier de l'An!