Comme promis, la suite de nos aventures!
A Huanuco, nous avons eu l'opportunité de pouvoir laisser nos vélos et une partie de nos bagages chez la famille Villanueva. Et hop, ni une ni deux, nous avons saisi cette chance pour prendre un bus de nuit et filer du coté de l'Amazonie pour aller rendre visite à la famille Gaille.
C'est un nouveau Pérou que nous avons découvert et qui est bien différent de ce que nous avions pu voir jusqu'à présent. Nous avons été incroyablement bien reçus par Pierre-Alain et Elisa qui nous ont fait découvrir la belle région de Pucallpa et tout particulièrement le village de Yarinacocha. Comme Adrian se trouvait à Iquitos à ce moment là, nous nous sommes très vite organisés pour prendre un vol et sommes allés le rejoindre pour aller passer quelques jours dans cette fameuse forêt amazonienne à laquelle nous avions tout de même envie de goûter au travers de ce voyage en Amérique du Sud.
Adrian nous a concocté une petite balade de 2 jours en pirogue sur le rio Nanay (un affluent de l'Amazone), le long duquel nous avons bivouaqué en compagnie de deux de ses potes, Wili et Julio, un autochtone qui connaît la forêt comme sa poche, et le propriétaire du bateau. Au programme: balade en forêt de jour comme de nuit, baignade dans le Rio Nanay, et pêche plus que fructueuse nous permettant de manger plus qu'il ne faut.
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Pierre-Alain s'est improvisé guide de Pucallpa et nous a fait découvrir la ville et ses nombreux recoins. Ils vendent absolument de tout, surtout beaucoup de "made in China".
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Avons enfin découvert Yarinacocha, un petit coin de paradis non-loin de Pucallpa, où il fait bon vivre (sauf pour les moustiques...). L'eau de la lagune n'est pas transparente mais bien agréable pour se baigner.
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Le long des berges, nombreuses sont les petites échoppes improvisées
où il est possible de boire une bière fraîche (pas de frigos mais
beaucoup de glace) ou de manger un bon poisson local. On se laisse tenter...
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On emprunte la barque d'un ami à Pierre-Alain, on y installe son moteur, et c'est parti pour traverser la lagune.
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Elisa veille au grain, faudrait pas que le ptit Georges ou un de ses cousins ne tombe à l'eau...
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Cédric gère l'embarcation à merveille.
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Voici notre suite pour deux nuits....
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... la chambre la plus cool de notre voyage (avec en prime un rat comme hôte, la bande de cochons d'Adrian non-loin, et surtout, les bruits intenses de la forêt pour nous bercer), génial, on a adoré!
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A Iquitos, les moto-taxis transportent tout et n'importe quoi. Les gens se déplacent beaucoup en moto également, et il n'est pas rare de voir un père au volant, l'enfant accroché derrière, puis la mère qui tient un bébé de quelques mois dans ses bras. Et le casque, connaissent pas vraiment... alors ça nous fait marrer en pensant qu'en Suisse, les enfants doivent être assis sur un siège à l'arrière d'une voiture jusqu'à l'âge de douze ans...
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Adrian nous emmène au marché du coin, où on profite de manger des trucs bizarres. Ici c'est des brochettes de grosses chenilles. Ils les mettent vivantes sur le grill. C'est pas mauvais du tout, ça croustille de l'extérieur et c'est un peu mou à l'intérieur. Surprenant! Par contre, on a pêché en goûtant aux oeufs de tortue, et on n'a pas adoré... c'est vert, un peu gluant et sans trop de goût. Par contre, le crocodile, ça, ça cartonne...
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Quand la lune provoque...
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Le lendemain, départ pour notre virée de deux jours sur le Nanay. On est à une heure environ en moto-taxi d'Iquitos et déjà on se sent dans un monde bien différent. A droite comme à gauche du fleuve, une végétation dense et mystérieuse nous entoure. C'est magique.
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Diomedes scrute l'horizon à la recherche d'un quelconque animal à nous montrer. Malheureusement, dans ces lieux proches des villages, il n'y en a plus beaucoup. Les indigènes ont tout mangé. La régulation de l'écosystème n'est pas une priorité.
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Heureusement qu'on a posé une bâche de protection sur notre place de "camping" au bord de la rivière, car il a plu une bonne partie de l'après-midi.
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Ça ne nous a pas empêché de cuisiner les premiers poissons pêchés au filet dans une lagune à quelques mètres de notre campement.
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Le lendemain, c'est la pêche miraculeuse! Notre filet, que l'on a soigneusement laissé dans la lagune, contient une bonne quinzaine de poissons. Ici, c'est Julio qui le prépare à sa façon.
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Diomedes est hallucinant, il connaît le nom de chaque arbre, et ses propriétés curatives. Ses connaissances ont d'ailleurs été répertoriées par l'université. Ici il nous fabrique une cuillère dans un bois rouge et très résistant.
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Le barbecue style indigène de l'Amazonie. En plaçant encore d'énormes feuilles sur le poisson, ils le cuisent à l'étouffée et le goût n'en est que meilleur.
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Nous sommes allés voir les tristement célèbres hévéas, plus connus sous le nom "d'arbre à caoutchouc". Effectivement, il suffit d'un seul coup de lame pour voir couler le riche liquide blanc, le latex, découvert tout d'abord par les indiens d’Amazonie, puis utilisé par les français et les allemands. A la fin du 19ème, les "seringueros" (entrepreneurs péruviens) qui vendaient le précieux matériau, exploitaient de force les indigènes, les forçant à travailler pour eux. S'ils n'extrayaient pas la quantité de latex demandée, ils étaient alors torturés. L'esclavage au nom du pneu!
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Ils ne mangent pas les papillons, alors ça, on en a vu plein! On a quand même pu écouter des singes durant notre balade nocturne, et repérer un paresseux (qui porte vraiment bien son nom) dormant à point fermé dans un arbre, l'après-midi du deuxième jour.
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Quand on vous dit qu'ils mangent les singes... voici un exemplaire de crâne de jeune singe, retrouvé à côté d'un feu.
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Aline hésite tout de même de se baigner... "mais y'a vraiment rien dans ce Rio, vous êtes sûrs?". Diomedes nous racontera après la baignade que les autochtones ne se baignent pas, surtout pas les femmes. La légende de l'homme-poisson est bien encrée dans les croyances locales... A chacun son monstre du Loch Ness.
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Pour aller vendre son bois à la ville, bein c'est bien simple, suffit d'en faire un radeau, et de revenir en pirogue!
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Ah c't'équipe! Merci à Diomedes, Wili, le proprio du bateau dont on a oublié le nom, Julio (qui nous a fait tant rire) et Adrian!
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Quand c'est foutu, bein ça reste là, en souvenir... ça marche pas seulement pour les avions, mais également pour: les matelas usés (contre un mur à l'extérieur de la maison), les mouchoirs en papiers qui ont servi à essuyer le culcul (à côté de la merde), les chaussures (accrochées à un fil électrique), etcétéra etcétéra.
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Ce passage express en Amazonie aura vraiment valu le détour. Pour faire bref, on peut dire que les gens de "la selva" sont beaucoup plus détendus et relax que les "serranos" des Andes. C'est vrai, ils ont le sourire facile et toujours le mot pour rire. Partout, la musique s'écoute à plein tube, les gens boivent des bières à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et les filles sont loin de porter quatre couches de jupes aux tissus andins qui arrivent jusqu'en dessous des genoux, laissant à peine entrevoir une paire de bas tricotés à la main...
Mais derrière cette douce atmosphère se cache tout un tas de problèmes... déboisement non-contrôlé de la forêt primaire, transformée par endroits en champs de palmiers à huile exploités notamment par de grands groupes Chiliens, ou alors en champs de coca... Exploitation du pétrole par des multinationales étrangères, polluant l'eau et affectant les poissons, ou absence d'un système de traitement des eaux usées de la ville. Comme dirait si bien Adrian, "l'Amazone n'est pas que le plus long fleuve du monde, mais surtout le plus long égout du monde". Bref, on ne vous apprend rien, mais c'est pas joli joli.
Ainsi s'achève notre bref - mais intense- périple amazonien. C'est
donc avec de nouvelles images, odeurs, et ressentis que nous retrouvons
les Andes pour poursuivre nos aventures, à vélo. Merci à toute la famille Gaille pour cet incroyable accueil et ces bons moments de partage!
Hola,
RépondreSupprimerCela fait bien plaisir de pouvoir enfin lire vos articles (il faut dire que l'on s'inquiétait un peu de ne plus avoir de vos nouvelles depuis notre rencontre à Caraz).
Que le vaya bien !
Enzo et Corinne (cyclocosmos)
Hola los Belgicos!
SupprimerQue tal a la casa? Merci de votre message, c'est vrai qu'on se laisse un peu vivre et qu'on fait pas régulièrement nos devoirs de blogueurs... mais on profite, c'est l'essentiel!
On espère que vous êtes bien rentrés, et que tout se passe bien pour vous,
Aline et Cédric
Coucou les copains, c'est cool de relire vos aventures et de voir vos découvertes!Des gros becs de Yoyo et Jojo
RépondreSupprimercoucou les zaza, vous nous manqueeeezzzzzzzzz!
Supprimerbonnes frucht, des gros becs de nous 2
La grande classe vos petits reportages ! Ca fait pas envie du touuuut ! :-)
RépondreSupprimerBonne route et profitez ! bizz
Lucas
salut les amis,
RépondreSupprimerCa fait trop envie vos aventures. Vous avez tellement raison de profiter à fond. Vous faites plaisir ;-) Ca me rappelle mon petit tour en 2009. Allez demain je prends l'avion.
Bravo aussi pour vos belles photos
Gros becs et faites gaffe à vous
Julien
Fier de vous, les aventuriers, et de vos courages !
RépondreSupprimerBien noté la manière de cuire le poisson et les grosses chenilles !